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Leslie Tedgui

CMO
12 Avr 2019, MANAGEMENT
Temps de lecture: 3 minutes

Blog MoovOne - manager facilitateur
Reading Time: 3 minutes

Si son rôle d’expert a longtemps prévalu, le manager contemporain voit de nouvelles facettes prendre le dessus sur son poste. En effet, il fait également figure de « facilitateur » au sein de l’entreprise. Mais que recouvre cette notion ? Que doit-on attendre d’un manager-facilitateur ? Quelle posture doit-il adopter ? Et quelles sont les compétences à maîtriser pour relever ce nouveau défi ?

L’intelligence émotionnelle prend le pas sur l’expertise sectorielle

L’entreprise mue, le manager aussi. Longtemps vu par le prisme de l’expertise sectorielle, le rôle du manager s’étoffe. Depuis quelques années, ses compétences techniques et son expérience professionnelle ne suffisent plus à lui garantir l’engagement de ses équipes. D’autres facteurs prennent l’ascendant comme l’intelligence émotionnelle. Et pour cause, sa capacité à sortir de la vision pyramidale de l’entreprise et à ne plus réfléchir en termes d’organigramme, ou encore sa faculté à gérer ses émotions et à composer avec celles du groupe apparaissent comme des points clés pour réussir individuellement et collectivement. Le manager prend conscience qu’il n’a pas forcément raison en toute occasion et qu’il n’est pas toujours le meilleur en tout point.

Le manager-facilitateur, nouveau souffle de l’entreprise

Le manager d’aujourd’hui et plus encore celui de demain ne change pas de métier pour celui de facilitateur à temps plein. Mais il en prend la posture et adopte la méthodologie qui consiste davantage à encadrer qu’à imposer. Faisant preuve d’écoute et d’agilité, il laisse ses équipes s’exprimer et trouver leurs propres solutions. Pour passer au stade de manager-facilitateur, le manager lambda doit donc développer des compétences pour parvenir à tirer le meilleur de ses collaborateurs.

Elles lui permettront de créer un contexte qui favorise :

  • l’intelligence collective,
  • la créativité,
  • l’adhésion au projet commun,
  • la performance.

Son objectif : faire éclore le leadership au sein de son groupe. En effet, sa mission ne consiste plus uniquement à relayer l’information et à faire appliquer les consignes venant de la direction. En effet, le manager-facilitateur a une vision claire de la stratégie de l’entreprise. Il la vulgarise auprès de son cercle d’influence et donne ainsi du sens aux actions à réaliser. En cela, il rassure et encourage ses collaborateurs à prendre des initiatives. Il les aide à développer leur potentiel personnel en générant des interactions.

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Jongler avec les styles de management

Le manager-facilitateur ne peut tenir cette posture que s’il adapte son comportement et ses mots en fonction des situations rencontrées sur le terrain. Aussi, il doit identifier son style de management de prédilection. Est-il le plus souvent :

  • directif (centré sur les objectifs)
  • informatif (à savoir pédagogue),
  • participatif (sur le collaboratif),
  • ou délégatif (en retrait) ?

A partir de cette évaluation, il peut définir des axes de progrès pour gagner en pertinence et en efficacité. S’organiser, gagner du temps, apprendre à gérer les priorités, prendre en compte les idées des uns et des autres, gérer les conflits, créer une ambiance décontractée, responsabiliser ses collaborateurs… sont autant de compétences à maîtriser pour accompagner et guider sereinement le groupe.

Le manager contemporain a plus des allures de chef d’orchestre que de couteau suisse. Pivot de son équipe, il dispose d’une vue d’ensemble sur le projet commun : les tâches à accomplir dans un futur proche ainsi que les actions à mener sur le long terme. L’entreprise a tout intérêt à développer les compétences comportementales et l’agilité de cet acteur clé du dispositif. En effet, mieux armé autant face aux imprévus qu’aux situations banales de la vie quotidienne, il participe à renforcer la stature de ses collaborateurs.

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